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I’m back Bitches!

J’ai décidé de réactiver mon blog et de faire mon grand retour dans la série télé. Plutôt que d’énoncer les raisons pour lesquelles j’ai mis ce site en veilleuse quelques mois (la saison 2010/2011 a été assez…médiocre), je vais vous dire ce qui me pousse à parler de séries qui enfin m’enthousiasment. Ces prochaines semaines, j’ai décidé de vous faire partager les nouveaux programmes prometteurs de cet été (Games of Throne, Falling Skies, Suits, Separated at Birth,…). Je vais également revisiter les séries cultes qui m’ont marqué et vous donner envie de les regarder (Oz, ER, Arrested Development, Veronica Mars, Battlestar Galactica, Seinfeld,…). Bref, au lieu de résumer des pilotes vraiment pourris qui sont à dégoûter de tenir un blog, je vais parler de séries de qualité qui n’ont rien à envier aux films. C’est bientôt parti…

Better with You

betterwithyou
Better with you ou comment faire une sitcom des années 90 en 2010. Faisons vite : deux sœurs (la plus âgée en couple depuis longtemps, la plus jeune depuis quelques semaines), leurs parents (qui se détestent), les rires préenregistrés. Bon ben c’est tout.

L e sitcom est un art : les dialogues doivent être drôles, le rythme irréprochable, et les acteurs sympathiques. C’est une mécanique bien huilée. C’est pour cette raison que même les plus grandes sitcoms ont un pilote médiocre et ne trouvent leur rythme de croisière qu’au bout d’une dizaine d’épisodes (comme Friends), voire même d’une ou deux saisons (Seinfeld).

Donner son avis sur un pilote de sitcom est comme jouer à pile ou face, et j’ai souvent perdu : j’ai loupé les débuts de How I Met Your Mother (note pour plus tard : faire un article sur cette série drôlissime) et je n’ai toujours pas vu The Big Bang Theory, malgré son succès grandissant.

Bref, Better with you est une sitcom pas désagréable qui vise un public plutôt féminin et au-dessus de 25 ans. Rien n’est loupé, mais ça ne sent pas le chef d’œuvre pour autant, surtout quand on sait que c’est diffusé juste avant Modern Family.

No Ordinary Family

No Ordinary Family

No Ordinary Family a sur le papier tout pour me plaire : une famille se découvre des super pouvoirs. N’oublions pas que Heroes ne reviendra pas cette année (après la purge de la dernière saison, ce n’est vraiment pas une perte). Mais revenons plutôt au début.
Le casting est impeccable : Michael Chiklis n’a plus rien à prouver depuis The Shield, Julie Benz était parfaite dans le rôle de la femme de Dexter, Tate Donovan revient de Damages et Romany Malco avait explosé dans Weeds. Donc, on a un casting plus que solide et un créateur, Greg Berlanti, à qui l’on doit entre autres Dirty Sexy Money, Eli Stone et surtout Brothers & Sisters. On mixe tout ce petit monde et on obtient No Ordinary Family.
Une famille ordinaire (papa-maman-garçon-fille) décide de partir en vacances pour se retrouver au Brésil et manque de se crasher en avion en Amazonie. Dès leur retour, le papa se découvre des réflexes hors du commun, la maman se met à courir très vite,…

La mise en scène est très classique, l’habillage sonore également (beaucoup de cordes). Les effets spéciaux sont vraiment bons (espérons qu’ils n’ont pas mis l’argent dans le pilote et en ont laissé sous la semelle pour le reste de la saison). Il est évident que cette série s ‘adresse à un grand public. On est plus dans le registre de The Incredibles de Pixar que des Batman de Christopher Nolan. Le geek qui est en moi est profondément déçu par ce ton familial. J’aurais aimé plus de noirceur et moins de scènes explicatives. Mais encore une fois, Heroes n’est plus et cette famille a l’air très sympathique.

Detroit 1-8-7

Detroit 1-8)7

Detroit 1-8-7 est (encore) une série policière diffusée par ABC. Dès les premières minutes on sent qu’on ne va pas rigoler. C’est sombre, noir, filmé caméra à l’épaule.

On suit une équipe de policiers qui enquêtent sur les crimes (ça tombe bien, il y en a plein). En plus, ça se passe à Detroit (parce que si ça se passait autre part, le titre aurait été incongru). On retrouve avec très grand plaisir Michael Imperioli dans le rôle d’un détective à qui on ne la fait pas. Il est magistral, malgré son coup de vieux après The Sopranos. Aisha Hinds est également de la partie dans le rôle du commissaire. J’avais dit le plus grand bien de cette actrice lorsqu’elle a eu un petit rôle dans le médiocre Hawthorne, et je suis ravi de la revoir dans un rôle un peu plus conséquent.

Le mode caméra à l’épaule fait réellement penser à un documentaire. On est dans le réel, la misère sociale et la lâcheté humaine. Les victimes sont des salauds, les policiers font ce qu’ils peuvent. Le pilote est bon sans être renversant. Il ne manque pas grand chose pour que ce soit une très bonne série de qualité. Elle mérite de s’attarder une dizaine d’épisodes et de voir dans quelle direction les créateurs vont aller une fois les premiers épisodes diffusés.

Chase

Chase

Chase

L’automne 2010 est arrivé avec son lot de nouvelles séries. Après une année 2009/2010 en demi-teinte (à part Glee, toutes les nouvelles séries auront été des déceptions), bon nombre de séries annulées après 22 épisodes (qui me racontera comment se termine réellement Flashforward ?) et des séries cultes en fin de course (au revoir Lost et Law & Order), je dois bien admettre que RIEN de nouveau m’excite dans cette rentrée.

Alors, commençons par ce qui a l’air le plus médiocre, ce lot de séries qui n’ont rien d’excitant et qu’on a l’impression d’avoir vu et revu tous les épisodes avant même leur diffusion. Chase a l’air de faire partie de ce lot. C’est une production diffusée par NBC qui a bien du mal à trouver une série d’action à succès après l’échec sans appel de Trauma la saison dernière.

Par où commencer ? Ce sont des US Marshals qui partent à la recherche de criminels fugitifs dangereux. Le personnage principal est une femme blonde aux yeux bleus qui sait se battre et elle a des acolytes (dans l’ordre un latino, un causasien, un afro américain). Ils sont dans des bureaux qui ressemblent à un vaisseau spatial (enfin, plutôt à un studio de télé) : des écrans de partout, de la place, du high-tech. Les conditions de travail sont tellement géniales, qu’on se demandent pourquoi ils ne restent pas au bureau à faire défiler des photos sur leurs écrans et laisser faire la police locale. Mais non, ils préfèrent aller sur le terrain et se taper les cas sociaux et les psychopathes dans la poussière texane avec les bouseux. Enfin, c’est une série signée Jerry Buckheimer, donc sur la forme il n’y a strictement rien à redire : le montage et la photo sont parfaits.

Est-ce efficace ? Non, c’est d’un ennui total. On pense forcément à Criminal Minds (pour le côté à la recherche du criminel) ou à Walker Texas Ranger (pour le côté texan bouseux). Bref, passez votre chemin. En l’état, cette série ne passera pas l’hiver.

White Collar

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White Collar est la nouvelle série de la chaîne du cable USA. C’est une série sur un agent du FBI chargé de la délinquance en col blanc. Pour arrêter un criminel e cavale, il sort de prison un arnaqueur (très sexy).

Le pitch est très simple. Mais cette série a du fun, des twists intéressants, un rythme efficace. C’est très classique : la dualité de 2 personnages principaux qui s’unissent pour le bien commun, comme Psych. (en moins idiot) Le côté arnaque et manigances fait penser à la série Leverage, qui elle-même s’inspirait de la série britannique Hustle (bien meilleure en qualité).

La seule réserve que j’aurais est sur la date de diffusion : pourquoi une chaine du cable s’évertue-t-elle à diffuser des séries en automne alors que tant de séries passent dans les networks ? Il me manque une série sympa, fun et pas trop bête dans mon catalogue de séries à regarder.

Nip/Tuck

nip tuck

Nip/Tuck est une des séries qui a fait connaître la chaine FX. La 6è et dernière saison commence. Cette série a marqué par sa qualité, son ton et ses scénarios (non, je n’aime pas le mot scénarii). Mais commençons par le début.

Les docteurs MacNamara et Troy sont deux chirugiens esthétiques qui ont un cabinet à Miami. Sean MacNamara a une vie rangée, avec une femme et deux enfants. Christian Troy est un « manwhore », qui couche avec toutes les femmes de Miami (il y en a beaucoup). Ils ont un cabinet qui marche bien. A partir de là, ils sont confrontés à leurs propres insécurités. La vie familiale de MacNamara va se fissurer peu à peu et la vie dissolue de Troy va le mener dans des aventures dignes d’un soap opéra.

Les premières saisons sont excellentes et je ne peux que conseiller cette série. Toutefois, les dernières saisons se sont montrées décenvantes ; le côté too much a toujours été une marque de fabrique de la série. Mais il y avait une certaine émotion qui permettait de rentrer dans les histoires. Désormais, c’est toujours over the top, mais on voit les grosses ficelles, l’artificialité des situations.

C’est une série pour adultes, car tout est cru : les scènes d’opération (souvent gore) et les scènes de sexe (imaginatives). Et c’est ce qui fait son attrait et sa marque de fabrique.

C’est l’anti Six Feet Under, mais c’est tout aussi bon. Un dernier mot pour dire que tous les personnages secondaires sont excellents. Regardez les premières saisons, elles sont cultes.

Pour l’instant, je regarde le premier épisode de la dernière saison, et je déteste. C’est la première fois que cette série me laisse un goût amer dans la bouche. Vivement la semaine prochaine.

Voici une petite vidéo avec Catherine Deneuve en guest.

The Middle

TheMiddle

The Middle is back ! J’adore Malcom avec sa famille disfonctionnelle, la famille typique américaine moyenne limite white trash. Attendez, ça se passe pas en Californie mais dans l’Indiana. Les enfants sont plus dégénérés (oui, c’est possible), la mère de famille n’est pas caissière mais vendeuse de voitures. Et il n’y a pas de de Malcom.

Malcom in the Middle était très drôle. Etrangement, cette copie est vraiment pas mal. C’est rythmé, les situations sont drôles (sans être hilarantes), les enfants vraiment bons. Ce n’est pas de la grande télé, mais on passe un bon moment.

Three Rivers

Three_Rivers

Three Rivers est un nouveau drama de CBS. Three Rivers est le nom d’un hôpital. Il y a le médecin bogosse (genre Mc Perfect, la fadasserie en plus), les infirmières dévouées,…

Le twist est que ça se passe dans un centre de transplantation. Et on voit venir gros comme un camion le thème de la série : une vie perdue pour une vie sauvée et toutes les questions morales et humaines que cela engendre.

Ce n’est pas un hôpital, c’est plutôt un loft High tech (style start up nouvelles technologies). Ils ne se réunissent pas dans une salle quelconque, c’est rempli de gadgets. Si on ne fait pas attention, on se croirait dans Star Trek.

J’en ai marre des dramas hospitaliers ratés. C’est médiocre. Il n’y a rien qui m’a particulièrement déplu, mais il n’y a rien qui m’a plu.

Stargate Universe

stargate_universe

Stargate Universe (SG :U) est le nouveau spinoff de Stargate. Je préviens tout de suite, je suis complètement étranger aux séries originales (j’avais quand même vu le film à sa sortie).

Dès le début, on voit des gens passer par la porte temporelle dans ce qui me semble être un vaisseau spatial. Ils ont l’air d’être rescapés d’une catastrophe (naturelle, aliens ?). 2 visages familiers me rassurent : Robert Carlyle dans sa première série US et Ming Na que j’appréciais tellement dans ER et dans Vanished (qui n’a malheureusement même pas tenu une saison entière). Et puis arrive Lou Diamond Philips (para bailar la bamba…). Arrivés dans le vaisseau spatial, ils se rendent compte qu’ils ne savent pas rentrer sur terre.

Quelle déception ! On ne voit que des flashbacks sur la vie sur terre, le pourquoi du comment ils se sont embarqués dans cette histoire. Il y a un flagrant manque de rythme, de tension dramatique. Quand Battlestar Balactica nous plongeait en plein dans l’action pour prendre ensuite le temps de nous montrer tout le background et les répercussions politiques philosophiques et humaines qui en découlaient, Stargate chosit le chemin inverse. On s’ennuie dès le début et on espère que ça vaut la peine d’attendre (je suis un optimiste acharné).

Le pilote ne m’a pas passionné. Je ne suivrai pas cette série de façon hebdomadaire, mais je me ferai un marathon une fois la saison terminée, histoire de voir.

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